Douceur d’un témoignage – Merci Patrick !

Didier, un petit poème pour ta douce

« Ce soir J’ai regardé vers ma petite étoile qui m’indiquait l’endroit où tu te reposais mon cœur gonflé d’amour, d’émotion et de gloire
Car il voulait te dire tout simplement qu’il t’aimait.
Oh! je n’y suis pour rien,

C’est lui le « canaillou » qui me pousse la main pour être à tes genoux.
Ne crois-tu pas chérie qu’il mériterait parfois
Qu’une de tes pensées vienne gonfler sa foi.
Merci petite étoile de m’avoir bien montré
La maison de l’amour ou dort mon adorée. »

Patrick Maurin

Éloge funèbre à mon épouse partie …

Je pense pouvoir parler au nom de Sylvie en vous remerciant pour l’amitié que vous nous faites d’être là, pour le courage à participer à cet au-revoir.

Il conviendrait peut-être mieux ici de parler d’Adieu, mais Sylvie comme moi-même n’avons jamais  eu la maladresse d’imposer  ce qui pour nous était devenu une certitude à force de doutes et d’épreuves qui toujours nous renforcèrent dans cette idée sublime d’une autre grandeur promise au genre humain.

Je suis sensé avoir préparé l’éloge de notre belle absente devenue lointaine à nos regards, mais je vous l’assure si proche par les liens puissants de l’Amour.

Ceux qui me connaissent savent que je ne saurais me lancer dans un tel récit, car il eut fallu pour cela réserver le gîte et le couvert, ce que je n’ai donc point fait.

En effet mon esquisse sera uniquement surlignée par trois grands traits :

La simplicité acquise par sa capacité à s’émouvoir de toutes choses, ici à la vue impressionniste d’un pré parsemé de coquelicots, là ce lièvre tapé fièrement sur son pompon, affrontant d’un œil affolé les phares de sa voiture, par ici encore les oreilles d’un chevreuil qui dépassent des cultures se croyant à l’abri des regards ; n’oublions pas ce renard pressant le pas pour rentrer chez lui emportant parfois nos propres poules. Il y avait aussi ces marcassins qu’imprudemment elle aidait à remonter les talus trop hauts, ces oiseaux qu’elle tentait de sauver et pour ajouter à ce qui pouvait la tordre de colère, ces épareuses rongeant les arbres qu’elle respectait tant.

La constance dans l’oubli de soi, jamais de vacances, des projets personnels toujours repoussés sauf en trois occasions, notre mariage, la naissance de notre fille Sarah, et bien sûr, l’épreuve de la douleur finale qui a tapé comme un titan sur le cou d’un agneau pour abattre une volonté admirable.

La dernière touche à son portrait se pose avec le mot Courage qui dans sa profession d’infirmière peut porter à croire que ces êtres merveilleux ont une cuirasse faite de tendresse et de doux mensonges pour ne pas accabler le malade et le désespéré. O’ combien de fois la profondeur de ses yeux bleus a pu servir de refuge aux supplications d’un répit à défaut d’un mieux pour tant de malheureux qui n’attendent rien de meilleur qu’une fin digne, rapide ou bien encore assez sournoise pour se glisser dans un sommeil. Il y a encore une autre forme de courage qui est celle d’affronter les insultes et les violences des affligés, comme celle des mains baladeuses avides de sensations perdues. Je vais conclure ce chapitre avec une phrase qui va faire sourire une personne proche de cette assistance, voilà ce qui leur faut parfois entendre : « Je ne vais tout même pas me faire laver le cul par une espèce de femme de ménage » Et là … j’entends dans le creux de mon oreille

Papounet, tu es coquinou !!!  Au revoir ma belle, au revoir ma chérie !